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MARIANA CITE ROMAINE
L’emplacement retenu pour la fondation de la ville qui sera la porte d’entrée de Rome en Corse, était à l’origine une plaine tranquille et boisée, dont les abords aisés ont avec la douceur du climat retenu les faveurs des prospecteurs conquérants. Parmi eux, en l’an 94 av JC, un des plus grand généraux de l’antiquité, CAIUS-MARIUS, vainqueur des Cimbres et des Teutons et à Rome, rival de SYLLA (futur reconstructeur d’Aléria en l’an 81 avant JC) sur ordre du Sénat, choisit d’implanter sur cette terre conquise une colonie de vétérans Romains, qu’il baptisera en référence à son nom : MARIANA. Mariana fut bâtie sur le modèle de Rome, adoptant pour son urbanisation les mêmes principes de viabilité, caractérisée par des rues orientées selon deux axes principaux, le Cardo-Maximus (Nord-sud) et le Decumanus-Maximus (Est-ouest). La ville ainsi fondée vivra au rythme des grands évènements marquants de la capitale romaine et son essor fut total du Ier au IIème siècle après JC. En l’an 6 de notre ère, AUGUSTE basa à Mariana et Aléria deux détachements de la flotte de MISENE chargés de lutter contre la piraterie qui affamait Rome. Cette marine de Corse joua un rôle important dans la guerre de succession qui suivit à Rome, l’assassinat de CALIGULA. Au IIe, selon le géographe PTOLEMEE, Mariana perd son statut de colonie au profit de celui de Grande Cité et semble avoir atteint son apogée au cours du IVe siècle. Son importance ne cessa de croître au point de supplanter Aléria. Vinrent ensuite cinq siècles durant, et avant la « PAX PISANA »les déferlements de hordes barbares et le long cortège d’exactions qui les caractérisent, qui engendreront par ailleurs la chute de l’Empire Romain. Au fil du temps, les eaux du Golo, nées au cœur des montagnes de l’intérieur, ensevelirent lentement l’œuvre et l’orgueil des envahisseurs venus de la mer… Mariana entra dès lors dans l’histoire. |











