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Lucciana : ses Alentours Le Lido de la Marana qui aligne sur plus de 16 km la douceur de ses plages de sable blond, est considéré comme le « poumon vert » de la ville voisine de Bastia. Propice aux ballades pédestres, le Lido allie de nombreuses animations, activités sportives, jeux de plage qui sont avec la restauration, l’affaire de nombreux établissements de bord de mer.
A l’extrême sud du Lido, baignée par les lents méandres du Golo, une importante ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floral) répondra aux attentes des amateurs éclairés. Sur ce site le marais dit « de TANGHICCIA » pourrait être dit on l’emplacement possible d’un port Romain, il voisine les dunes de sable fin dans lesquelles nichent des colonies d’oiseaux de mer. Au XVIIIe siècle, lors du creusement du canal reliant le Golo à l’Etang, fut découverte une grande embarcation datant du Ve ou VIe siècle avant notre ère, attestant par sa présence de la possibilité évoquée plus avant de structures portuaires anciennes.
Le Lido de la Marana confine l’Etang de Biguglia, classé Réserve Naturelle, qui est le plus vaste plan d’eau lagunaire de Corse. Cette réserve naturelle constitue avec ses 1800 Hectares un site faunistique et floristique d’importance, il compte à l’inventaire ornithologique plus de 250 espèces différentes, auxquelles s’ajoutent avec l’avifaune, 300 espèces végétales répertoriées. Les services départementaux gérant la réserve, organisent sur demande des visites gratuites avec accompagnement d’un animateur. La presqu’île de SAN DAMIANO sépare l’étang en deux bassins. Sur un autre îlot au nord, un ancien fortin (16e s) abritera prochainement un éco musée de la pêche.
L’Etang de Biguglia qui portait au XIIe siècle le nom de CHIURLINO, qui de nos jours lui est encore donné, issu sans doute de CHIURLO (Etang aux Courlis[1]). Entre la plaine et la mer, il borde les communes de Lucciana, Borgo, Furiani et Biguglia.
Biguglia, capitale historique du 13ème siècle, a joué un rôle éminent dans l’histoire de la Corse au Moyen Age. Le village actuel porte encore les traces de ce riche passé, et on peut aujourd’hui y retrouver des morceaux de la voie romaine qui reliait Mariana au Nebbio, les ruines de la première église Saint André ainsi que les assises du Château, souvenir d’une capitale devenue ville moderne. On pourra y voir à ce titre la statue Vincentello d'Istria, réalisée par un sculpteur César RABITI et érigée depuis juin 2009 sur le rond-point de CEPPE, et qui nous rappelle ce passé prestigieux puisque ce vice-roi de Corse, chevalier de la couronne d'Aragon avait fait de BIGUGLIA la capitale de la Corse. Au cœur du village se trouve la seconde Eglise Saint André datant de 1649. Distant de quelques kilomètres, le village de Borgo, possède la très belle église paroissiale dédiée à l’Annonciation, édifice baroque du XVIIe siècle qui est aujourd’hui classé monument historique. Avec les villages d’Antisanti et de Punelli, Borgo intègre la palette des ouvrages caractéristiques des « Joyaux » de la Corse. « I trè gioelli, Borgo, Antisanti, Prunelli » Les villages de Scolca et de Vignale recèlent eux aussi des trésors d’architecture. Nous pensons notamment aux chapelles Saint Roch et San Bastianu et surtout à l’église paroissiale dédiée à San Mamilianu qui a fait l’objet d’importants travaux de restauration qui ont permis de refaire à l’identique, les peintures de style baroque, grâce à l’utilisation de techniques ancestrales. A Vignale, l’église baroque Saint Luxor remplace les vestiges de la chapelle romane primitive, San Luxorius. [1] Espèce d’oiseau caractérisée par un long bec. |











